Introduction de Sai gon a bien changé partie 1

SAIGON a bien changé.
À 12000 kilomètres de Paris et 6 heures d’avance sur nos horloges, le Vietnam couvre 333 000 kilomètres carrés (60 % de la France) pour 75 millions d’habitants. Il y en avait 25 millions en 1955. Du nord au sud, il a 1700 kilomètres mais seulement 50 kilomètres de large dans sa partie la plus étroite, à son centre. La frontière de l’ouest, depuis la Chine jusqu’au bassin du Mékong, soit les trois quarts du pays, est nantie d’une importante chaîne de montagnes, la Cordillère annamite. C’est une région très différente de la côte d’Annam et des deltas autour de Hanoï et Saïgon. Climat, relief et minorités ethniques en font une entité originale beaucoup plus difficile à pénétrer. Je l’ai exclue de mon parcours ainsi que toute la région intérieure au nord; elles auraient facilement doublé les trois mois de mon séjour.

Il y a plusieurs climats au Vietnam. Le sud est typiquement « tropical ». La saison sèche dure approximativement d’octobre à mai et la saison humide, la mousson, presque le restant de l’année, sans réelles intersaisons. La température est toujours comprise entre 25 et 30 degrés avec peu de modération la nuit. Au nord et à l’est de la Cordillère, jusqu’au niveau de Dalat et Nha Trang, le climat ressemble un peu au nôtre. L’hiver subit une mousson du nord-est froide et humide (dont la Cordillère protège le sud). H ne fait plus que dix à vingt degrés tandis que crachins et pluies sont fréquents. Février, mars ramènent un printemps semblable au nôtre puis l’été rétablit chaleur et grand soleil jusqu’en octobre sauf orages occasionnels débordant de la Cordillère ou cyclones issus de la marmite surchauffée du Pacifique. Ces derniers peuvent être violents et dévastateurs.

Depuis 1975, avec l’envahissement de la République du Sud- Vietnam et la défaite de ses alliés américains, tout le pays est réunifié sous l’autorité de Hanoï et de son régime communiste. Même s’il n’y a que deux millions de personnes inscrites au Parti, cette dictature reste absolue. Toutefois, sous la pression constante de la région Sud, plus riche et moins surpeuplée, de tempérament plus indépendant sinon rebelle, le Régime a lâché du lest. L ouverture vers le monde capitaliste, avec le but avoué de récupérer des devises fortes, soit par le tourisme, soit par l’investissement direct de capitaux étrangers dans les sociétés « joint venture », est très encouragée. En parallèle, l’enseignement de la langue anglaise est désormais intégré et obligatoire dans les pro-grammes scolaires. Le français n’est pas logé à la même enseigne, il n’est que facultatif, après avoir été interdit de 1975 à ces dernières années. Il ne faut donc pas s’attendre à rencontrer souvent des Vietnamiens le pratiquant, hormis des gens âgés l’ayant appris avant 1975 ou, plus souvent, 1955. Une conséquence directe de la libéralisation est la création récente de multiples petits hôtels et guesthouses un peu partout et bon marché. Les Vietnamiens, d’origine chinoise entre autres, se sont rués dans cette activité. Et puis, communiste ou pas, l’Asie reste l’Asie, commerçante à outrance, cupide et corrompue à plaisir. Le plus gros propriétaire terrien et le plus gros entrepreneur est… l’Armée. Cet organisme gère de très nombreuses sociétés et toute une série d’hôtels pas toujours aussi avantageux que dans le privé mais plus importants, allant des anciens palaces expropriés à des créations plus récentes dotées de grands et laids immeubles à la soviétique. Les bénéfices ne remontent certainement pas entièrement jusqu’au gouvernement et beaucoup de cadres du Parti ou de l’Armee en tirent des revenus importants.

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