La baie de Ha Long. Fin du voyage partie 10

Cependant, elle a besoin d’argent car, en plus, elle est malade. C’est dans la poitrine, elle tousse et n’a pas de quoi voir un médecin. Je conseille qu’elle aille à l’hôpital. C’est gratuit et le médecin ne pourrait que faire un diagnostic, pas la soigner ni même lui donner de médicaments. C’est l’hôpital qui convient si elle est réellement malade. En fait, je tousse un peu (le tabac), Huong pas du tout. De toute manière, je refuse de donner de l’argent. Je veux bien par contre l’emmener manger si elle a faim. Après, si elle veut faire « boum, boum !  » nous irons dans un autre hôtel et je réglerai la chambre. Et si elle ne veut pas, tant pis ! c’est sans importance. Jocrisse que je suis ! Je n’ai aucune envie de faire l’amour aujourd’hui, même pas avec la délicieuse enfant. Comme on dit : on ne peut pas être et avoir été. Je fus… je ne suis plus guère. À mon côté, la palabre continue. Accepterais-je au moins de lui offrir un tee-shirt, elle en a bien besoin. D’accord pour un tee-shirt. Et nous voilà partis en direction de la vieille ville. C’est peu distant et Huong y connaît une boutique pas chère. L’emplette est de 70000 dôngs ; le tee-shirt est rouge. Mathématiquement, je suis perdant par rapport à la demande initiale de mon amoureuse. Mais l’honneur est sauf. Elle est redevenue tout sourire et se frotte en ronronnant contre mon épaule. Puis lui vient l’envie d’un pantalon neuf C’est non. Une montre russe (elles ont la cote au Vietnam, plus que les suisses), depuis le temps qu’elle en rêve ! C’est toujours non. Elle boude. Las de ses caprices, je frappe un grand coup, de théâtre veux-je dire. Je fais demi-tour et abandonne sur place le duo (Huong et le cireur). Mon ventre aussi réclame et lui, je suis sûr que son besoin est sincère. Deux minutes d’un pas alerte et sans me retourner ne me mettent pas à l’abri. Un appel à la Vietnamienne me rattrape: « Hoi! ». Les deux compères sont à nouveau ta. On va au Lai? Absolument non ! Je tourne brusquement dans la rue à gauche sans m’occuper d’eux et entre dans un restaurant vietnamien. Trois minutes, je crois être libéré. Huong entre dans la salle, seule. Elle vient s’asseoir sans un mot en face de moi. Sans rien dire non plus, je lui tends le menu. Elle passe commande et nous attendons nos assiettes. La sienne est de riz garni aux crevettes ; pas ruineux.

Voir plus: visa vietnam sur place | Circuit Mékong | Croisière baie d’halong | sapa trek 2 jours 1 nuit

À ta table voisine, deux gaillards discutent, le type jeunes routards, avec le garçon de restaurant. Entre eux, ils parlent français. C’est d’une excursion d’Open Tour qu’il est question. Je me mêle à la discussion. Comme le monde est petit ! Ils sont de Laval, ma ville de naissance. J’ai fini de manger mais pas de discuter. Alors Huong qui a aussi fini son assiette, sans un mot, sans un geste, se lève et s’en va. Ouf! enfin seul. Je ne sais que trop où elle m’attendra, si je veux. Pour plus de sécurité, j’emmène un de mes nouveaux amis prendre un verre auRomantic Darling cafe, sous prétexte de confronter les prix de l’excursion avec ceux de Yen.
Mercredi 19 mai

Plus que trois jours. Je me sens comme en transit, avant le décollage du retour. J’entre déjeuner dans un restaurant qui affiche des plats créoles dans son menu. C’est un peu un clin d’œil, je vais quitter l’Asie, c’est une transition dans ta cuisine. C’est un Réunionnais de pure souche qui me reçoit, en français, il va sans dire. H est marié à une Vietnamienne et le restaurant est à sa femme. Cette dernière restera invisible. C’est manifestement lui seu! qui a conçu, construit, décoré l’endroit. La cuisine est, comme dirait César, mi-vietnamienne et aux trois quarts créole. Deux Françaises sont accoudées au bar. La trentaine, elles plaisantent avec le patron, minaudent, affichent un gigantesque snobisme. Lune est flanquée de deux infects gosses, je parle de leur mauvaise éducation, ils tiennent de qui ? Rien qu’à les entendre, j’ai vite fait de situer l’engeance. La mère de famille est mariée à un Français détaché auprès des Autorités locales au titre de ta Coopération. Elle est ici comme chez elle, doit souvent y passer son ennui. Le chauffeur de fonction de Monsieur, avec sa voiture de fonction, l’a amenée et ta reprendra dans dix minutes, ou deux heures ; il attend à la porte le bon vouloir de Madame. Elle n’est pas contente de lui, d’ailleurs. Figu- rez-vous que ce matin le maladroit s’est fait accrocher par une moto. Au lieu de partir tout de suite, il a discuté avec le motard et s’est engueulé, au risque d’ameuter une foule hostile… comme si on pouvait parler normalement avec ces gens-là ? Elle grogne aussi contre la Mère supérieure de l’Institut où ses gosses vont à l’école. EUe estime qu’ils ne sont pas dans la classe que justifierait leur niveau scolaire. Enfin…

Besuchen Sie uns unter: Halong Bucht Kreuzfahrt

You can leave a response, or trackback from your own site.

Leave a Reply

Powered by WordPress