La baie de Ha Long. Fin du voyage partie 5

huit heures et demie, Gherart se lève. H monte dire au revoir à sa mousmé. Peut-être reviendra-t-il tout à l’heure, peut- être pas ; il ne reviendra pas.
Je ne reste pas abandonné pour autant. La fille de l’épicière, un affreux petit boudin de quatorze ans, s’efforce de mettre en pratique t’angtais qu’elle apprend à l’école. Elle étale avec versatilité un charabia des plus pauvres, mais opiniâtre. Étant la seule à parler en cette langue, elle se donne beaucoup de mal pour briller devant sa mère et les cinq copines vietnamiennes, bien plus âgées, qui m’entourent. La patronne me fait l’effet d’une femme rapiate, dure au gain. Je crois que sa fille ne déro-gera pas plus tard et la vaudra bien. Elle s’y croit déjà d’ailleurs et ne néglige pas le renouvellement des consommations.

Voir plus: visa pour le vietnam en ligne | Voyage Mékong | Croisière privée baie d’halong | trek 4 jours sapa
Un Vietnamien vient de la terrasse d’à côté se joindre à nous. Lui parle anglais et bien. Il a quarante-deux ans, est célibataire, jovial, sympathique. Il semble plus cultivé que la moyenne. Il s’amuse à me servir d’interprète auprès des filles présentes. Pour elles, et pour moi, ma visite est une distraction dans la monotonie de leur existence. Elles paraissent vingt ans, sont gracieuses et vives. Elles ont oublié d’être timides et ne gardent pas la langue dans leur poche. Évidemment la conversation est plus difficile quand le voisin s’éclipse un peu, se partageant avec ses amis restés devant chez lui et notre cercle. Mon petit lexique devient le palliatif, aidé d’un crayon et d’un papier car il faut encore compter avec la prononciation qui n’a rien d’évident pour l’Européen que je suis. Mais nous nous entendons bien. À onze heures, je me décide à aller dormir. Le lendemain matin, dès huit heures, notre guide nous regroupe avec une quinzaine d’autres touristes. Un trek est au programme, visite dans la jungte au centre de l’île, contact avec une minorité indigène qui y vit. Il nous en parte un peu comme il te ferait pour des bêtes curieuses, sinon sauvages. H nous souligne que nous devrons payer un droit d’entrée dans la… réserve et ne pas nous étoigner de notre encadrement. Un car va nous emmener et nous ramènera de cette étrange contrée. C’est une vraie antiquité routante qui nous entève par une route boueuse — il a plu, les jours derniers – avec force virages en épingle à cheveux et des côtes à dix pour cent à n’en plus finir, le tout noyé dans une végétation exubérante et drue. De-ci de-là, on rencontre une clairière ptantée de cinq ou six paiHotes entre lesquelles vaquent quelques femmes, enfants, buffles, cochons, canards, à qui est le plus crotté. Heureusement nous ne rencontrons que deux ou trois motocyclettes et vélos : la route ne facilite pas les croisements. Enfin nous arrivons, sains et saufs, devant une trouée large de cent mètres qui s’enfonce droit entre deux collines sur des kilomètres. C’est le départ de la course. Tous à terre ! Tranquillement, nous nous échelonnons le long de cette paisible avenue. Trois guides locaux sont venus renforcer notre escorte. ils marchent d’un bon pas mais notre énergie est intacte et nous suivons sans nous faire prier, même la petite fille de la compagne de Gherart, du haut de ses six ans. Trois cents mètres plus loin, tes guides scindent te groupe. Les plus costauds bifurquent sur un petit sentier. il y a parmi eux quelques Néo-Zétandais qui doivent jouer le dimanche avec les all Blacks, à voir leur gabarit. J’imagine qu’ils vont faire le trajet à une allure que nous n’aurions pu tenir longtemps. Gherart, sa compagne, l’enfant, quatre autres randonneurs et moi-même suivons notre guide habituel, celui venu avec nous de Hanoi. Hncorc deux cents mètres et nous aussi tournons à gauche, délaissant ta trop confortable. le nouveau sentier grimpe un peu puis se poursuit par un escalier taille dans l’argile du sol.

Für mehr Infos: Halong bay tour

You can leave a response, or trackback from your own site.

Leave a Reply

Powered by WordPress