La baie de Ha Long. Fin du voyage partie 6

Cat Ba

Au début, les marches ne sont pas très difficiles et il y a même une rampe dans les passages plus ardus. Mais c’est un escalier et les marches s’ajoutent, sans interruption, les unes aux autres. Devant, nous devinons enfin une crête. Le sentier s’enroule un peu contre un taillis ; la crête se décale d’un coup de cent mètres, dix mètres plus haut qu’avant. Les marches ont disparu, c’était un hors-d’œuvre. Gherart et les siens font demi-tour avec notre guide. Je déclare poursuivre. Devant moi, les autres ont pris de l’avance et je ne les entends plus. Je souffle de plus en plus mais me persuade que, en prenant mon temps, je peux continuer. Le sentier est bien visible et on arrive forcément tôt ou tard au sommet de cette sacrée colline. Je marche plus difficilement, enjambant des rigoles, escaladant ou contournant des pierres glissantes, des arbres morts.

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La forêt est tout sauf sèche, et j’ai gardé mes tongs ! Ça monte encore et toujours. Un quart d’heure plus loin, j’entends notre guide derrière moi. Je l’attends. Il a laissé Gherart au pied de l’escalier pour me rejoindre plus vite. Il est responsable de ma sécurité, m’explique-t-il. Nous repartons de l’avant. Je me renseigne. île, autant que je sache, culmine à 330 mètres, on devrait bientôt être au sommet. Oui, dans un sens… car, ensuite, nous redescendrons et devrons gravir une nouvelle colline. Tout le trek est ainsi, sur vingt kilomètres. île est faite de collines qui se suivent. Autant être réaliste, je souffle comme un bœuf je n’irai jamais au bout. Nous faisons demi- tour. La jungle est déserte, ou le paraît, touffue mais sans mystère. Elle n’a rien qui incite au rêve ni laisse imaginer que je mène une aventure, pas de regret à avoir. Nous rejoindrons Gherart et les siens à l’entrée du parc, devant une échoppe à boissons. Le car viendra nous y récupérer vers midi et nous ramènera à l’hôtel. Quand je pense que Yen me garantissait que l’excursion mentionnée au programme ne devrait me causer aucune difficulté, malgré mon âge…
Après notre déjeuner, à nos frais car notre repas est dans le panier à pique-nique du trek, nous avons convenu de nous retrouver à la plage. La petite fille doit d’abord faire sa sieste. Je pars donc seul en avant. Il faut suivre le quai jusqu’au bout du port puis, par une route toute neuve et impeccable, franchir le promontoire qui sépare le port de la plage. Je marche infiniment mieux sur cet asphalte que ce matin dans la forêt. Il n’en reste pas moins que le ruban, long de quinze cents mètres, n’est pas tout plat. Il commence par une montée de deux cents mètres… à dix pour cent. Le soleil tape dur, je prends mon temps, je halète comme un chien de chasse ou plutôt comme un vieux chien. Pour mon bonheur, après son point culminant, la chaussée est abritée par le talus et complètement à l’ombre. Cela atténue ma peine. Plus loin la route redescend en pente douce. Je passe devant une cabane qui affiche les droits de péage à acquitter, y compris par les piétons: 5000 dôngs. Actuellement, elle est close. Ce n’est pas l’énormité du prix, 2,50 francs, mais c’est toujours agréable de ne pas payer. J’arrive à l’aplomb de la plage. La route ne mène que là. Sous moi s’étale une grande baie semblable à celle qui contient le port, entre deux pointes de rochers piquant vers le large, moins large cependant, cent mètres environ. La mer y vient caresser une langue sablée légèrement inclinée. Tout ce sable fin, et il y en a un paquet, a été amené par camion ou par bateau, la plage est artificielle. Cela ne peut qu’annoncer un projet de tourisme de masse ! Pour le moment, les amateurs n’ont pas tous été prévenus. Actuellement je n’aperçois qu’une fille en maillot de bain en train de lire. Pas d’autre client. On a pourtant installé toute une rangée de cabines avec sanitaires, suivie d’un vaste préau cimenté où officient deux cafés et plusieurs boutiques d’articles pour touristes. Leur commerce ne doit pas être des plus juteux. J’ai mon maillot sur moi et défile donc sans ralentir devant les cabines jusqu’à ce que… leur gardien me réclame le péage que je n’ai pas versé sur la route. Rien ne se perd. Je m’assieds devant une table, commande une noix de coco et ouvre mon livre en attendant mes compagnons. Ils arriveront deux heures plus tard.

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