La baie de Ha Long. Fin du voyage partie 7

Cat Ba Vietnam

Je les laisse se baigner seuis, j’ai la flemme de me mettre à l’eau. Tant pis, je ne pourrai me targuer auprès de ma descendance de m’être baigné dans la baie d’Ha Long. J’oubliais: dans l’entre- fait, notre guide est aussi venu faire trempette et nous avons un peu bavardé. Dans le « civil », il est étudiant. Il fait guide durant ses vacances pour arrondir son budget, comme ailleurs dans le vaste monde. À 18 heures, je rentre avec Gherart et sa famille. Nous retrouvons à l’hôtel nos compagnons de trekking. Ils ont parcouru dix-huit kilomètres à pied dans la montagne. Sauf une pagode cachée dans la brousse, ils n’ont rien vu de plus que nous, le paysage s’est répété à l’infini, et les pentes aussi. Les bêtes se sont cachées d’eux. Ils ne savent pas encore s’ils sont heureux de la balade, tellement ils sont épuisés. Après dîner, Gherart vient prendre un café avec moi, à côté. Comme hier, vers huit heures, il monte voir sa moitié et prendre la température du couple. Comme hier, il ne reviendra pas.
Décor, personnages et circonstances n’ont pas changé. Le voisin anglophone nous quitte assez vite. La gamine de l’épi- cière commence à me casser les oreilles. Je me réfugie dans une laborieuse conversation avec les filles, lexique et crayon à bille à l’appui. Ce soir elles sont toujours quatre mais l’une est nouvelle. Le sujet de nos débats, faut-il le préciser? n’a pas changé : pourquoi ne pas nous marier, maintenant, jusqu’à demain matin? Une des filles veut bien m’épouser mais à la pagode et pour l’éternité. C’est long et Bouddha, je ne le fréquente pas vraiment. Une autre, en riant, se lève, prend ma main et me fait signe de la suivre dans la boutique. Riant aussi, je me lève et poursuis le jeu. Au pied de l’escalier conduisant aux étages, elle me fait quitter mes tongs. Les autres filles et l’épicière rient autant que nous et nous poussent vers les marches. Nous montons jusqu’au second et entrons, bel et bien, dans une chambre à coucher. Me retournant, je me retrouve nez à nez avec la patronne qui ne nous a pas quittés et qui… me tend la main : c’est 400000 dôngs. Je ris de plus belle et pense que le jeu est terminé. Eh bien oui ! car la matrone insiste, baissant le prix à 300000 dôngs. Je ne suis pas d’accord et joue toujours. 200000 dôngs alors? Fichu marchandage! Ce qui devait arriver arriva… Je dois avouer que Thuy, la jeune Vietnamienne — vingt-huit ans quand même, enfin… à ce qu’elle a prétendu — a tout fait pour me rendre heureux. À plus de dix heures, je suis redescendu, seul, Thuy s’installant au premier étage devant la télévision. Elle avait essayé de m’apitoyer pour obtenir un petit rabiot. Elle est très pauvre (mais coquette) et a trois enfants à élever (mon œil !). De toute façon je n’avais plus d’argent sur moi et, forcément, il y a encore des mots de vietnamien que je ne peux comprendre… Je suis resté encore un moment à la terrasse, désormais désertée, puis suis allé au lit, le mien.

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Le lendemain matin, le retour de Cat Ba à Ha Long a débuté par un petit hiatus. Nous étions presque arrivés à l’appontement qui nous a vus débarquer lorsque notre guide nous a fait quitter le quai au profit d’une courte rue sur notre gauche. Elle pique cinquante mètres en direction du centre de l’île puis tourne pour suivre l’arrière de la ligne d’immeubles, encore à gauche. C’est devenu un sentier mal raboté, mal défini. Je n’ai que ma musette et une annexe de mon sac à dos, peu de bagages. D’autres, les filles de Hambourg par exemple, ont un énorme sac à dos tout bourré; Gherart porte, lui, la gamine de sa chérie sur ses épaules. H fait déjà très chaud et le sentier est en plein soleil. Où va-t-on ? Personne ne le sait. Notre guide, questionné, répond : au bateau. La piste ajoute des raidillons à son état. Nous marchons plus d’un kilomètre avant d’apercevoir la mer très en contrebas. Il y a là une petite crique que nous ne soupçonnions pas il y a cinq minutes; notre bateau y est à l’ancre. J’entreprends notre guide à nouveau et lui demande les raisons de cette promenade inespérée. C’est tout simple: le bateau est ici plus en sécurité pour passer sa nuit. Je ne sais s’il aura transmis mon message comme il me l’a promis à ses autorités mais je l’ai vivement incité à leur exposer que. malgré ta dépense que cela peut représenter, elles devraient prévoir un car pour ramener ici les excursionnistes en fin de séjour, et au lendemain du trek habituel … Personne n’a apprécié l’exercice.

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