Le delta du Mékong partie 21

Depuis un mois je me bats avec mon radio-réveil pour qu’il me donne un peu d’ambiance musicale. Les magasins de hi-fi de Tran Phu me font de l’œil et même du tape-à-l’œil. Leurs grandes vitrines exhibent force montres, bijoux, appareils photo, télés, radios et autres avatars de l’industrie mondiale (hors Vietnam). Je voudrais un poste radio à modulation de fréquence et ondes courtes. H y en a des paquets à l’étalage mais tous énormes, ne convenant pas à ma valise (la nouvelle).

Je veux un petit gabarit. C’est plus difficile à trouver et, à voir la tête des vendeurs, c’est une idée idiote pour le moins puisque moi, un étranger, j’ai de quoi m’offrir un beau et bon poste, donc un gros. Dans la troisième boutique, on se résigne à me déballer un petit Sony à 120000 dôngs. S’il n’a pas le sérieux d’un gros, il a quand même relativement celui d’un cher: 9,50 $. Il marche nettement mieux que celui qu’on a tenté de me refiler dans le magasin précédent et pour 130000 dôngs; il crachait plus de parasites que de notes de musique. J’achète.

Un peu plus loin, sur le trottoir, officie un rémouleur. Il fabrique aussi des clés. Il a l’air adroit, une qualité plus répandue en Asie que chez nous. Je promène ma richesse dans un petit coffre-fort qui me donne toute satisfaction mais qui n’a qu’une seule clé. C’est l’occasion de la doubler à titre de sécurité. J’en ai pour 10000 dôngs et là, ce n’est pas cher. Je suis parti dans les dépenses, j’entre donc dans ce qui me paraît être une mercerie. J’ai perdu un des boutons de ma jolie chemise en simili soie. Avec un peu de chance?… La marchande retourne ses tiroirs et me dégotte un sosie.

Magnifique ! Ce serait complet si elle pouvait me le recoudre? Mais la dame me montre ses yeux et me fait comprendre qu’elle n’y voit plus assez pour coudre. J’ai l’air sans doute déçu. Elle me fait signe d’attendre et gagne son arrière-boutique. Elle en revient avec une jolie fille de vingt ans qui, en anglais, m’offre ses yeux et ses mains (pas davantage) pour recoudre le bouton. Me voilà torse nu dans la boutique, ce qui est particulièrement indécent en Asie, et en présence d’une jeune fitte! Dans ta foulée, je lui chine (c’est l’endroit non? Bon! le jeu de mots est mauvais) de me consolider tes autres boutons. Aussitôt dit, aussitôt fait.

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Ma chemise remise, comme neuve, je demande combien je dois, pour te bouton et pour te quart d’heure de main-d’œuvre. Rien, rien, rien ! C’est pour me faire plaisir… il y a lieu de faire tomber deux préjugés: tes Asiatiques, même vietnamiens, ne sont pas tous xénophobes et, même commerçants, ils ne sont pas tous cupides.

À nouveau bien vêtu, je repars à ta découverte. Le donne des adresses de restaurants te ong d’un autre bras de ta rivière (en réatité, ce sont des canaux). Il n’est pas loin de midi et j’ai faim. Une puis deux adresses ne sembtent pas correspondre aux délices bon marché vantés. J’ai remarqué au passage deux marchandes de soupe dans ta cour d’une pagode. J’y reviens. Je déjeunerai vietnamien et c’est tout. Je t’assure: c’était bon et pour rien (presque rien plutôt, rien c’était à ta mercerie). Le Guide ne connaît pas t’adresse. Je rentre à l’hôtel tout proche et m’offre une sieste.

Für mehr Infos: Halong Bucht 1 oder 2 Tage

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