Le delta du Mékong partie 1

Mercredi 17 mars
Huit heures ont sonné. En route pour les affaires non terminées hier. Je commence par le siège de la Vietcombank, boulevard Pasteur (celui-ci n’a pas été rebaptisé, Pasteur est considéré comme un bienfaiteur de l’humanité aussi au Vietnam). J’y change 300 $ de traveller’s car je crains de ne pouvoir en convertir en Cochinchine. Je remonte une dernière fois la rue Dong Hoi, poste quelques cartes postales à la grande Poste et jette un ultime regard sur ses fresques murales, reliques de l’ère coloniale.

Enfin, je vais payer l’expédition de ma valise: 1060000 dôngs. Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de dépenser ptus d’un miliion en échange d’un petit truc! Elle sera rendue à mon domicile dans trois ou quatre mois, après mon retour. On m’a demandé une adresse pour la faire suivre en cas d’absence du destinataire. J’ai marqué sans réfléchir: « retour à l’envoyeur », donc à Saigon. Quelle tuile si cela devait arriver! Je retiens par Le Loi mais cette fois avec une moto. Je n’ai pas encore pris mon petit déjeuner. Je m’arrête au Sinh café. Après, je passe dire brièvement adieu à Liem. Elle m’attendra dans trois à quatre semaines, tors de mon retour du delta. Tu parles! J’v pars de suite. après récupération de mes bagages à l’hôtel.

J’ai repéré un stationnement de taxis tout près. Étant donné que je paie 5 000 dôngs pour toute course en cyclo ou moto dans Saïgon et que ta gare routière de Choton, Ben Xe Mien Tay, est à dix kilomètres, j’offre au taxi 15000 dôngs. H hurle. Il veut beaucoup plus. Cinq à six cyclos et motos sont bientôt attroupés autour de nous. Tous sont d’accord pour m’emmener contre « fifteen dôngs » (15000 dôngs) mais j’estime être trop chargé pour affréter autre chose qu’une voiture.

Quelqu’un m’ofïre d’aller chercher une voiture dont il connaît le chauffeur et dont il est sûr qu’il acceptera mon prix. Cela ne demandera que dix minutes. Il revient avec deux antiquités: le chauffeur est un vieillard desséché (un vrai, bien plus âgé que moi), à barbichette maigre et frisée. 11 conduit une 4 CV blanche fabriquée en 1956. Dehors, dedans, il y a tellement de soudures et d’enduit solidifié que la moitié du métal en est recouvert. Portières, toit, tableau de bord, tout est rafistolé. Le compteur n’a plus qu’un rôle décoratif.

A voir: sejour vietnam 20 jours | ile de cat ba 3 jours

Elle fait autant de bruit qu’un autocar. Les amortisseurs agissent comme des ressorts à boudin (y en a-t-il encore?). Mais c’est une « good car » m’assure son maître. Je me cale avec mon barda à l’arrière. Le Klaxon fait autant de bruit que celui des autres véhicules, donc tout est normal. J’admire l’autorité imperturbable avec laquelle mon petit vieux tient sa place dans le maelstrôm qui nous entoure. Nous arrivons à bon port, devant le portail de la gare routière. Je décharge mes frusques et paie. Surprise : c’est 50000 dôngs que réclame mon chauffeur et non 15000. Je proteste: j’ai dit « fifteen », pas  » fifty  » (15, pas 50); « fifty » me soutient-il. Inutile de provoquer une émeute. Mais je suis certain que mon accent britannique n’est pas si mauvais.

Für mehr Infos: Halong bay Vietnam

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