Le delta du Mékong partie 13

Le lendemain à sept heures, je me trouve dans le hall. Dix minutes après, un des employés reçoit au comptoir un bref coup de téléphone. Il raccroche et vient à moi. Il m’informe que le tonton ne peut venir, il a d’autres engagements. C’est donc lui qui va me promener si j’en suis d’accord. Je le suis derechef jusqu’au bateau. Il est jeune, ne sait que quatre mots d’anglais, mais il est tout sourire. Une petite porte ménagée dans le mur près des garages donne sur un appontement.

La barque est du modèle courant, dix mètres sur cinq. C’est un « longue-queue », c’est-à-dire que son moteur deux-temps se prolonge d’une longue tige jusqu’à l’hélice qui plonge à plusieurs mètres derrière nous. Il suffit de basculer cette dernière pour changer de direction ou interrompre la course. Une simple bâche plastique tendue sur quatre tiges de fer protège du soleil et trois chaises de plastique meublent le bateau. Je suis le seul passager.

Mon marin à la barre, à six ou sept kilomètres/heure, mon auguste personne descend le Bassac. Le Bassac est le bras principal du Mékong, issu en droite ligne du Tonlé Sap, au Cambodge. Je filme souvent, soit le fleuve, soit les berges. Je me laisse porter béatement. Le ciel bleu, en feu, n’incite à rien d’autre. Après plusieurs kilomètres nous arrivons à un marché flottant. A ma demande, nous nous glissons entre les barques des marchands. Je refuse un achat de boissons. Je préférerais acheter quelques fruits mais j’ai un mal fou à obtenir quelques bananes: on les vend au régime. Tout ici se vend ou s’achète par lots, on ne détaille rien d’autre que les canettes de bière, de Fanta ou de Coca Cola au bateau-bistrot.
Ln louvoyant, mon marin s’échappe de la vingtaine de barques présentes.

Puis il rebrousse chemin. Le soleil nous fait presque face. Quand je me recule sous la douteuse protection du toit plastique son reflet dans l’eau me rattrape avec ironie. !Il est presque impossible désormais de filmer le paysage. De chaque côté, une petite route de terre longe le fleuve à vingt mètres, ombrée d’arbres géants. Elles ont d’épisodiques obstacles: une maison à contourner ou bien le continent d’un arroyo oblige la piste à s’infléchir sur sa rive propre. Mais. têtu, le chemin libère un avatar qui saute le ruisseau par une frêle et charmante passe-relle et il reprend sa course au côté du fleuve majestueux. lentement. un paysan pédale sur son vélo, une planche en équi- libre sur le guidon, En sens inverse c’est une charrette vide que traînent deux boeufs nonchalants.

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Devant sa paillote, les pieds dans l’eau jusqu’aux mollets, une femme rince le linge de son panier. Deux de ses gosses barbotent tout près du bord avec des éclats de rire bruyants. Nous croisons une autre barque dirigée par une femme en noir et chapeau conique, droite échappée d’un livre d’images. Elle ne nous accorde pas de regard.Nous bifurquons dans un gros canal. Il tente d’imiter le fleuve et affecte un débit d’eau rapide et volumineux. H a bien trente mètres de large. C’est peu en comparaison avec le Bassac mais l’effort est méritoire. Quelques barques le sillonnent ainsi que nous; certaines exhibent d’autres touristes.

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