Le delta du Mékong partie 15

Aujourd’hui donc, après ma navigation du matin je regagne le centre-ville. Et je pousse jusqu’au marché. Fini les grandes avenues mais les rues sont belles et les maisons bien mises. Je complète ma cure d’exotisme avec une infinité de détails que je ne vous narrerai pas, faute de mémoire. A 20 heures, je suis de retour à l’hôtel.

J’écris un peu en sirotant un dernier cafe nùoc dà (cafe avec des glaçons) avant de monter à ma chambre. Je fais une toute petite lessive que j’étends sur mon balcon (personne ne s’est permis la chose… mais tant pis !). Je ne me décide pas à me coucher et reste un bon moment dans l’imposant fauteuil de rotin qui se prélasse aussi ici. La nuit est d’une douceur totale. Malgré le voisinage du fleuve il n’y a pas un moustique. Vingt à trente petits lézards, les Français les appelaient des margouiHats, s’en plaignent en cavalant entre les flaques de lumière qui éclaboussent le mur blanc. Mon deuxième et dernier soir à Cantho sombre dans un sommeil sans doute peuplé d’heureux rêves. Dommage pour vous : je ne m’en souviendrai pas au réveil.
Dimanche 27 mars.

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H est encore tôt lors de mon départ vers la gare routière. Ma destination est Rach Gia à 116 kilomètres. C’est un port sur le golfe du Siam. Je dois y embarquer pour l’île de Phù Quôc. Je repère facilement mon bus et abandonne sac et valise à la matrone galonnée de service. Elle donne instruction pour les faire hisser sur le toit puis me demande ma participation avant d’entrer. Aujourd’hui j’ai droit à un ticket, c’est nouveau. Petite erreur: l’adjudant veut m’en facturer trois! un pour moi et un pour chaque bagage… Je hurle mon indignation et réussis à l’apitoyer ; je m’en tire avec seulement deux places. Ce car-là est bondé. Je me retrouve garé sur la dernière banquette de gauche. Un petit vieux très sale mais pas puant — c’est déjà ça — est collé à la fenêtre. La contrôleuse continue à entasser de nouveaux passagers. C’est sûr, eHe va me pousser dans les quarante centimètres réglementaires contre le petit vieux. Il est peut-être bourré de puces? ou de poux? En cherchant bien, il est vrai, d’autres doivent en être pourvus et même la bourre qui me fait coucou par les accrocs de la banquette. Pendant que je geins sur mon sort, la cheftaine a fait installer les mini tabourets dans l’allée centrale et elle y jette les derniers arrivants. EHe dédaigne la place n° 3 à mon côté. Après tout, je lui ai donné 16000 dôngs, plus qu’elle n’en demande aux autres, pas dépourvus de colis pourtant; enfin, j’en ai la conviction. Comme d’habitude, je suis le seul étranger, donc une sorte de bête curieuse pour ces gens de la campagne. Un bon nombre me dévore des yeux sans retenue. Que pensent-ils? Les marchands traditionnels nous tarabustent. Malgré toutes les fenêtres ouvertes on manque d’air et il fait épouvantablement chaud. Le moteur du bus tourne au ralenti depuis je ne sais combien de temps (avant que je monte).

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