Le delta du Mékong partie 5

Jeudi 7 mars.
Je me réjouis de la balade sur le Mékong et suis exact au ren- dez-vous à neuf heures. Hùy me confirme te tour et m’établit un billet de participation. Je peux me promener dans ta cour, aller à ta cafétéria au bord de t’eau ou dans tes boutiques contiguës — c’est un vrai centre commercial — il me fera chercher dès l’arrivée du car, il ne saurait tarder. Je musarde donc aux alentours. Je regarde passer tes bateaux et coûter le Mékong. H a ici un bon kilomètre de large, semble profond et animé d’un fort courant. L’eau boueuse, kaki, charrie toutes sortes de choses : morceaux de planches, branches d’arbre, paquets de jacinthes d’eau, de vrais îtots, noix de coco et autres fruits en décomposition, emballages et, ce matin, aucun cadavre.

Passent de petites vedettes de tourisme, comme celtes arrimées à mes pieds et dont l’une va probablement m’emmener tout à l’heure, et surtout, des barques, des péniches chargées à ras bord, des jonques enfin car, dans le delta comme à Venise, tout transite par l’eau. De temps en temps s’ajoute un petit cargo, vieux, décrépit, rouillé, sale sinon noir. Son moteur ahane poussivement et sa plainte parcourt le fleuve loin derrière lui. Au contraire, les « longues- queues » filent comme des hors-bord avec un rugissement triomphant. Je surveille du coin de l’oeil te portai! de la cour. Un car vient d’entrer et i! libère une cargaison d’Occidentaux. Je m’approche. C’est te groupe attendu. il comprend quinze personnes. Son accompagnateur ressort de l’accueil où il a reçu tes consignes de Hùy. il me salue et m’invite à me joindre aux autres. Ce sont des Australiens, des Néo-Zétandais, des Japonais (pour tes Occidentaux, je repasserai…), tous parfaitement anglophones. Pour les commentaires, je devrai essayer de suivre. Je commence à en avoir l’habitude.

Deux petites vedettes nous embarquent. A six ou sept kilo-mètres/heure, tes oreilles empties du vacarme des moteurs deux- temps, nous remontons te courant en file indienne. Assis à l’arriére, au raz de t’eau, je filme souvent et longtemps. Il fait un solei! éclatant que réverbère t’eau sombre, des circonstances pas très favorables à ta photo, tant pis ! La bâche plastique qui nous sert de toit tempère à peine l’ardeur de l’astre mais nous sommes un peu rafraîchis par te vent de ta course bien que ce soit de l’air chaud.

A voir: voyage vietnam 20 jours | jonque cat ba eco friendly

Bientôt nous quittons te fleuve pour un arroyo, large seulement de quelques coudées. La mangrove et ses palétuviers menacent parfois de nous enfermer mais et le nous ombrage aussi. Par instants, elle s’interrompt et nous laisse apercevoir une paillote ou une maison entourée d’un jardin, d’un verger. En guise d’appontement, ette est précédée de quetques planches vermoulues et noires. En contrepoint au boucan de nos moteurs, sourds de cet environnement, un calme et une paix profonds, peut-être trompeurs? Je sais qu’au temps de la guerre cette zone abritait des milliers de rebelles que ni nos soldats ni les Américains n’ont pu déloger, pas même la plupart du temps apercevoir. A la voir on le conçoit sans peine car le regard butte sur des obstacles naturels impénétrables à seulement quelques mètres. C’est aujourd’hui redevenu un jardin d’Éden; on y est hors du monde et du temps.

Vers treize heures, nous accostons devant une importante maison en brique avec un lourd toit de tuiles rouges. En côté, plusieurs rangées de tables et bancs de bois attendent les invités. On nous offre des nems, des fruits et mille petites friandises qui calment notre faim. Pour que le réga! soit complet, le maître des lieux et un de ses fils nous font une démonstration d’instruments de musique traditionnels. Virtuosité et harmonie laissent un peu à désirer mais l’attention mérite nos bravos. Puis nous sommes invités à nous promener librement dans le grand jardin. Une porte de la maison est ouverte.

Für mehr Infos: Halong Bucht 3 Tage

You can leave a response, or trackback from your own site.

Leave a Reply

Powered by WordPress