Saïgon partie 1

Je suis assis près d’un hublot du Boeing des Malaysia Airlines, en vol vers Saïgon. De l’autre côté de l’allée trois femmes, trente-cinq à quarante ans, pérorent en français. J’essaie de nouer un contact. Elles vont passer trois semaines au Vietnam et ont déjà leur hôtel de retenu à Saïgon, à 15 $ la nuit. Elles arrivent de Paris. Elles m’abandonnent et se mettent à sommeiller. Bien que levé depuis plusieurs heures, je n’arrive pas, moi, à dormir; trop énervé sans doute à l’approche de mon but. Le vol ne dure qu’une heure et demie et il a débuté à 9h30 ; il se terminera donc à 10 heures car il y a une heure de décalage au profit de Saïgon. Je l’avais oublié tout à l’heure et ne remettrai ma montre à jour que demain, devant l’horloge frontale de la grande Poste de Saïgon.

Je dévore des yeux le bâtiment de l’aérogare avant de monter dans le bus qui nous enlève au pied de l’avion. Il est vieux et petit mais il serait malhonnête de prétendre qu’il n’a pas changé depuis 1955 : je ne reconnais rien, je ne me souviens pas. Il faut toutefois avouer que je ne fréquentais guère l’aérogare lors de mon séjour car je montais directement au parking dans les Dakota lors des quelques vols que je fis avec eux à cette époque. A fortiori à l’intérieur de l’édifice.

Il y règne une ambiance de ruée. Plusieurs avions sont arrivés conjointement et ii n’y a pas assez de chariots pour les bagages. Les tapis roulants !es distribuant sont mai regroupés ce qui contribue à m’égarer. Enfin, j’aperçois mon sac et ma valise. Depuis dix minutes j’inspectais en vain le tapis qui rouie en boucle et je commençais à m’inquiéter. Pour cause: une bonne âme, voûlant sans doute faciliter les choses, ies avait posés à terre pendant que je me procurais un chariot. De ce fait, il n’y a pius grand monde à attendre devant ies six guichets de ia poiice d’immigration. Les douaniers y expédient rapidement les formalités; en queiques minutes je présente et récupère mon passeport dûment estampillé. Le régime marxiste serait-il accueiillant au point d’oubiier le tâtonnement administratif? C’est de bon augure.

Une fouie d’une centaine de personnes borde ies barrières qui conduisent à ia sortie. À peine au bout, chacun est assaiiii par ies chauffeurs de taxi. L’un attrape ma vaiise et m’entraîne. J’ai à peine ie temps de iui demander son tarif pour m’amener au centre-ville: 10 $, ii paraît que c’est ie tarif pratiqué par tous.
Voire… mais ma fatigue ne m’incite pas à ia discussion.

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J’ai épiuché les informations du Lonely Plane (j’ai changé de fournisseur pour ie guide). En conséquence, j’indique i’adresse d’un hôtei du quartier de Pham Ngù Lao, endroit réputé pour regrouper ies routards occidentaux. C’est à côté du Marché central, à la limite de Cholon et pas encore très loin du quartier résidentiel européen de jadis. Forcément, mon chauffeur m’affirme qu’il connaît et que c’est un hôtel moche… il peut me proposer mieux et pas pius cher. Je ne suis pas si naïf et sais qu’il doit escompter une commission dans certains héberge-ments. J’accepte mais donne mes conditions: propre, sûr, ne dépassant pas ies dix dollars. Marché conclu. Il me débarque devant un petit immeuble impeccable.

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